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Karaka Costa Rica

Karaka est un voilier qui navigue en coopérative depuis 2004.
Le bateau est un ketch en acier à l’ancienne, grand, gros, large, lourd, noir, plein de caractère. Il a été trouvé abandonné à Hong Kong, acheté pour 1$, et a depuis fait un tour du monde et demi avec un équipage cosmopolite.

Mais Karaka n’est pas simplement un bateau, c’est aussi un concept.
Dans un effort de partage, d’apprentissage et de développement, nous prenons comme équipage toute personne motivée à se joindre à nous avec un esprit ouvert, une volonté de faire partie de l’équipe et un désir profond de s’essayer à ce style de vie. Le bateau fonctionne en coopérative à but non lucratif, ce qui signifie que l’on tourne avec des fonds limités provenant d’une contribution de la part de l’équipage. Nous sommes loin d’être un yacht de luxe, nous c’est plutôt le style baroudeur.

L’équipage est généralement composé de nomades et de vagabonds, mais tout le monde est le bienvenu, quels que soient sa nationalité, son âge, son sexe, sa vision du monde, ses antécédents ou sa situation financière. L’attitude est ce qui compte. Tout ceci est plus qu’une simple opportunité de naviguer à bas prix, c’est surtout une chance de découvrir ce mode de vie alternatif avec nous.

Il est fréquent, à cause de notre style de vie alternatif et de notre équipage éclectique, ainsi que d’une réputation un peu folle acquise dans le passé, que les gens aient parfois l’impression que nous sommes un bateau de hippies illuminés. Ce n’est pas vraiment le cas. Nous sommes des marins plutôt terre à terre, ayant un bon sens pratique, sans fioritures et surtout responsables. Nous essayons de sélectionner un équipage avec ces mêmes attributs.

Nous sommes pour le moment coincés dans le nord-ouest de Madagascar. Mi-mars, le pays a fermé ses frontières en raison de la pandémie. Il n’a pas encore rouvert. Les quelques personnes que nous avions à bord ont été rapatriées et aucun nouvel équipier n’a pu passer au travers des restrictions de voyage actuelles. En conséquence, le voyage autour de l’océan Indien occidental et de l’Afrique de l’Est que nous avions prévu pour 2020 s’est transformé en un séjour prolongé dans les baies reculées des alentours de l’île de Nosy Be avec seulement deux d’entre nous à bord. Nous faisons de notre mieux pour garder un profil bas et éviter les ennuis en attendant que les choses s’éclaircissent et reviennent à une sorte de normalité.

Dans l’état actuel des choses, les voyages sont fortement restreints à peu près partout où nous pourrions aller et nous ne pouvons pas reprendre nos voyages par mer, car tous les ports sont fermés et même quitter légalement Madagascar n’est pas autorisé. Même si nous partions illégalement, aucun port étranger ne nous autoriserait à entrer. Donc on est coincés. Les voyages en avion sont également fortement limités, donc la sélection d’un nouvel équipage est inutile tant que nous ne savons pas quand ils pourraient se joindre a nous, s’ils peuvent même nous rejoindre. Ce n’est tout simplement pas le bon moment pour les voyages internationaux.

Si vous êtes intéressé à vous joindre a notre équipage dans le futur, envoyez nous une candidature mais nous ne prenons pas d’équipage pour le moment et nous ne savons pas quand nous pourrons à nouveau le faire.

Notre mode de vie a été sévèrement restreint par cette pandémie et, comme tout le monde, nous devrons nous adapter à la nouvelle normalité et voir ce que nous pouvons faire et ne pas faire dans le monde après la pandémie.

Au moment où j’écris ceci le 14 juillet, bien que la situation se soit bien calmée en Europe, le virus se propage comme une traînée de poudre à Madagascar et dans les pays africains environnants, les mesures de confinement et de contrôle de l’épidémie sont renforcées, et on ne voit pas vraiment de lumière au bout du tunnel. Notre mode de vie est basé sur notre capacité à nous déplacer librement entre les pays, et qui sait quand cela sera de nouveau possible. Si cela redeviendra même possible. Seul le temps nous le dira. Pour l’instant, on se planque et on attend que ça passe.