Emma

Je m’appelle Emma, je suis arrivée sur Karaka en 2014, à l’âge de 33 ans. La trentaine déboulant avec ce sentiment que la routine d’un mode de vie conventionnel me pesait, je décidais de repartir de zéro, en m’envolant vers le Pacifique. C’est alors que j’ai rencontré Tom & Karaka et depuis c’est ensemble, en couple, que nous travaillons à faire durer cette aventure.

Nous fonctionnons en binôme sur la maintenance et les réparations du bateau. Nous avons réalisé deux gros chantiers de Karaka (10 mois en 2017 & 9 mois en 2024).
En dehors des périodes de chantier, nous continuons de réparer et entretenir le bateau mais nous pouvons de nouveau naviguer et embarquer des voyageurs (équipiers). Il nous arrive de naviguer à nous 2 mais c’est plus sympa à plusieurs.

En navigation, Tom tient le rôle de capitaine. De mon côté je vais à la manœuvre sur le pont et enseigne aux nouveaux équipiers comment procéder. Tu n’as pas besoin de savoir naviguer pour venir sur Karaka, si tu viens avec nous tu apprendras pas à pas. Les équipiers expérimentés peuvent aussi former les arrivants. Tout le monde progresse ainsi.
Le bateau est très simple. Nous n’avons pas de guindeau ni de winch électriques.

Dans le quotidien, je m’occupe de l’intendance : accueil des équipiers, respect de certaines règles de vie du bord (à faire et ne pas faire), gestion des courses et des dépenses communes, etc …

J’aime beaucoup cuisiner depuis toujours, de manière intuitive et créative. Sur Karaka nous n’avons pas de frigo, et désormais plus de four et ça fonctionne très bien ainsi. Nous changeons sans cesse de pays, de continent, et ma cuisine s’est adaptée à notre mode de vie. C’est une cuisine de voyage qui est sans cesse réadaptée en fonction des ingrédients du marché, de l’inspiration et des moyens de conservation et de cuisson que j’ai en ma possession. J’ai ainsi plein de façons de cuisiner avec juste les moyens du bord, c’est assez challengeant, j’adore ça. Fermentations, séchage, fromages, pain au wok …
Si le lieu et la météo le permettent, nous allons pêcher au fusil harpon.
Depuis 2020, il m’arrive aussi de pratiquer le gyotaku, en prenant l’empreinte des poissons que nous mangeons.

A bord, du côté de notre cabine, j’ai transformé un ancien cabinet de toilette en mon atelier, où je peux dessiner, peindre, bricoler, imprimer/graver (linogravure, block print, gellyplate, cyanotype…). Je suis pluridisciplinaire et mes activités dépendent des périodes. J’ai en général besoin de temps et de calme, de solitude pour pouvoir créer, et mon atelier est ce petit refuge bien planqué ! 

Côté son, j’adore les soirées d’improvisation musicale mais j’ai dû travailler beaucoup mon oreille ces dernières années pour arriver à entendre rythmes et instruments. J’ai progressé et il m’arrive désormais de chanter en jouant de la guitare. Tout pareil, j’ai mes périodes… Ca va, ça vient.

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