Contribution, coûts

Cette page traite d’un sujet qu’il est important d’aborder et de clarifier.

Une coopérative est généralement définie comme une association autonome de personnes unies volontairement pour répondre à leurs besoins et aspirations communs.

Quand on parle de bateaux, cela ne signifie pas nécessairement une propriété commune. Quelques bateaux sont en propriété commune, mais pour les voiliers du large comme Karaka, pour de nombreuses raisons, il est beaucoup plus pratique d’avoir une personne comme propriétaire légal (Tom, dans notre cas).

Ce propriétaire légal va donc en quelque sorte prêter un bateau en bon état à la coopérative et chaque participant s’engage à garder le bateau dans cet état, à ne pas rendre le bateau dans un sale état à la fin de son séjour à bord.

Cela implique évidemment à la fois de la main-d’œuvre et des fonds auxquels tout le monde s’engage à contribuer de manière équitable, d’une manière ou d’une autre.

Karaka a besoin de fonds, de compétences et de main-d’œuvre pour continuer à naviguer.

Il en découle que chaque membre d’équipage naviguant à bord de Karaka doit contribuer.

Étant donné que la plupart des nouveaux membres d’équipage sont des étrangers que l’on ne connaît pas, on ne peut pas savoir à l’avance en quelle mesure ils pourront fournir des compétences et de la main d’œuvre, et donc pour des raisons de simplicité, on a établi une  contribution financière de 125 euros par semaine par personne, qui n’inclus pas la nourriture.

Cette cotisation est utilisée exclusivement pour le fonctionnement du bateau. Tom et Emma, en tant que propriétaires et équipage permanent, n’en tirent aucun profit.

Cette contribution couvre tous les coûts associés à l’exploitation de Karaka, y compris les frais de port, les marinas, le fuel et autres consommables, ainsi que l’entretien. Elle ne couvre pas la part personnelle de chaque membre d’équipage pour la nourriture, ni les frais de visa, ni les dépenses personnelles de chacun, comme l’alcool, Internet, les assurances, etc.

Ces 125 euros sont la contribution de base que chaque participant apporte à la coopérative.

En règle générale, chaque membre d’équipage est censé contribuer cette somme d’argent pendant la durée de son séjour a bord. Il arrive rarement que cette somme soit réduite, car nous devons garder tout cela équitable et une certaine somme d’argent est nécessaire pour maintenir le bateau en état.

Pour la partie pratique, on gère généralement les fonds du bateau de sorte à n’avoir pas besoin des contributions de l’équipage dès leur embarquement.  Le plus souvent, nos anciens équipiers nous envoient la somme complète par virement bancaire qu’après être reparti. Cela dit, selon l’endroit où on se balade, on a parfois besoin de cash à l’avance car dans de nombreux endroits éloignés, il n’y a pas d’ATM et donc une petite réserve est nécessaire. Dans ce cas on s’arrange pour récupérer l’argent au besoin, car c’est très informel et cela fonctionne sur la bonne foi de chacun.

Pour la nourriture, on a un système simple, on utilise une application sur les téléphones qui s’appelle « Tricount » et qui consiste en un algorithme de comptabilité dans lequel on entre ce que tout le monde dépense pour le commun, et l’application calcule qui doit quoi à qui. Par exemple, quelqu’un paye la note avec sa carte au supermarché, un autre paie en cash pour les produits frais au marché, et encore une autre achète une caisse de bière pour une fête, et l’application fait le calcul et nous dit qui doit rembourser qui et de combien. Simple et sans prise de tête. C’est la manière la plus équitable et pratique qu’on ait trouvée. Bien-sûr il y en a toujours un qui bouffe comme quatre, mais on ne va pas commencer à envisager des choses comme ça, sinon on a pas fini.

Le coût en nourriture varie selon les pays, mais il dépasse rarement 40 ou 45 euros par semaine et est souvent inférieur à 150 euros par mois par personne surtout si on pêche beaucoup et consomme beaucoup de produits locaux.

La plupart des gens qui nous écrivent pour se joindre a nous semblent satisfaits des conditions concernant les coûts et la contribution hebdomadaire. La plupart comprennent qu’il y a des coûts associés à la gestion d’un bateau comme Karaka et qu’il est normal de les repartir entre tout le monde à bord. Il faut aussi bien dire que 125 euros par semaine, c’est quand même pas grand chose dans l’économie actuelle. C’est même moins cher que de se balader en routard et même de faire du camping dans la plupart des pays.

Il arrive que certains équipiers potentiels très intéressants n’ont tout simplement pas les fonds, certains n’ont pas les moyens d’économiser de telles sommes, d’autre on fait le choix de vie de ne pas participer à l’économie capitaliste, etc. Quelle que soit la raison, il faut reconnaître que certains n’ont pas les économies pour sortir 125 euros par semaine pendant plusieurs mois de voyage. Ces gens-là peuvent quand même se joindre à nous, mais ils devront trouver un moyen de gagner de l’argent sur le bateau et cotiser comme tout le monde.

Il existe beaucoup de façons de gagner de l’argent en voyageant, surtout avec internet de nos jours, et n’importe qui pourrait travailler sur Karaka. On est ouvert à ce genre de projet et on peut s’arranger pour permettre aux équipiers de pratiquer leur métier à bord. On pense même que l’idéal serait d’avoir un moyen pour tout un équipage de gagner de l’argent pendant nos voyages, créant ainsi un mode de vie durable pour tous. Une chose qui nous intéresserait particulièrement serait de rassembler un groupe d’artistes, d’artisans et de musiciens afin de pouvoir jouer et vendre nos marchandises à chaque port et financer le voyage comme ça. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire et dans tous les cas, une contribution serait toujours nécessaire… Jusqu’à maintenant, la majorité des équipiers ont tourné sur leurs économies et seulement quelques-uns ont eu des moyens de gagner de l’argent à bord.

Il est important de comprendre où va l’argent.

Premièrement, il ne va pas direct dans nos poches. Tout ça est à but non lucratif, tout l’argent que l’équipage contribue est l’argent du bateau.

On préfère ne pas faire du charter, ne pas considérer les membres de l’équipage comme des clients, et ne pas tirer profit du bateau. C’est un choix personnel, on pourrait facilement faire des bénéfices et vivre de cette façon. On ne le fait pas, car on pense que la vie est plus simple, et surtout plus belle ainsi. On n’a pas besoin de gagner beaucoup plus d’argent, nos vies sont très bien telles quelles et on ne voudrait pas perdre cet « Esprit Karaka  » qui est central pour nous et qui n’existerait pas si on faisait du charter. Il est indéniable que de transformer l’équipage en clients gâcherait l’atmosphère de cette expérience. Ce ne serait tout simplement pas la même chose. L’une des choses importantes à nos yeux est que l’on ne fait pas dans le commercial.

On ne vend pas du bon temps, on l’offre en partageant notre bateau. Malheureusement, cela coûte de l’argent et on n’est pas position de faire la charité non plus. D’où l’idée de co-op.

On se débrouille aussi pour gagner un peu d’argent personnel sur le côté. Vous pouvez nous demander comment si cela vous intéresse. On a de temps en temps des « affaires » et des trucs en cours, on fait des coups selon les opportunités. Emma a également une peu de côté, les restes de son ancienne vie « corporate » parisienne. On profite de toutes les occasions possibles pour faire un peu d’argent de poche. On utilise cet argent personnel pour notre part de nourriture, pour acheter nos ordis, nos habits ou de bonnes bouteilles, et aussi les assurances de voyage et les trucs comme ça. On vit de façon très frugale et on a très peu de dépenses, donc on n’a pas à gagner beaucoup. La plupart du temps, on dépense tout notre pognon dans amélioration du bateau et en bonne bouffe et bonnes bouteilles.

Donc, cet argent de bateau, la contribution de l’équipage, va à la « caisse de bord ».

Un terme vague et un peu trompeur celui-là : « la caisse de bord ». Qu’est-ce que ça veut dire? 

Il y a de nombreuses définitions différentes dans le monde de la voile, mais on parle de Karaka, donc notre définition est la seule valable ici.

La caisse de bord, c’est tous les coûts, sans exception, pour faire fonctionner le bateau sur le long terme. Cela signifie bien sûr les factures de carburant, les changements de filtres, les frais de port et autres frais de fonctionnement tels que le remplacement du matos perdu ou abîmé, mais également les coûts d’entretien à long terme tels que la peinture, les chantiers, les vérifications du matos de sécurité, les nouvelles voiles ou pièces de moteur ou nouveaux bouts’ ou nouvelle annexe, etc…

Considérons une situation hypothétique. Nous partons du port A avec un bateau parfait. On fournit ce bateau parfait, les réservoirs de carburant sont pleins, les équipements de sécurité sont à jour, tout est en état de marche. Quatre nouveaux équipiers se joignent à nous. On part et on fait un beau voyage, on profite des îles, et quelques mois après avoir quitté A on arrive à B et tout l’équipage débarque. Le bateau n’est plus dans l’état où il était quand on est parti de A. Des trucs se sont cassés, une voile s’est déchirée, la peinture a pris des tonches, les fonds de cales ont commencé à rouiller, une rame est tombée par-dessus bord, il y a quelques mois de moins sur la durée de vie des équipements de sécurité, et dans l’ensemble le bateau est un peu fatigué. L’équipage pour ce voyage devrait partager les coûts de remise en état du bateau afin que le prochain équipage, ceux pour le trip de B à C, prennent la mer sur un bateau sûr et en bon état. Les coûts que l’équipage de A à B doit partager pour ce faire sont évidemment plus que de simples factures de carburant et des frais de port.

On a trouvé que 125 euros par semaine par personne est le minimum que nous pouvons demander pour garder le bateau en état à long terme. Même avec ce montant, nous avons du mal à joindre les deux bouts et nous devons être très économes et inventifs. Karaka n’est pas un yacht grand luxe.

Prenons également une autre situation. Il n’y a pas de vent et on avance au moteur. Après notre arrivée, tout le monde partage la facture de fuel. C’est équitable, évident, tout le monde le comprend. Imaginez qu’au cours du même voyage, une voile s’est déchirée et a été détruite. L’équipage présent sur le bateau devrait-il remplacer cette voile, en partageant le coût de la même manière que pour le carburant ? Ou serait-il plus équitable pour tous les équipiers qui vont utiliser cette voile au fil des ans d’en payer une petite partie, proportionnelle à l’usage qu’ils en font ? Il nous semble normal de répartir les coûts mais en raison de leur nature, les dépenses cachées à long terme ne sont pas divisibles sur une base de partage direct au coup par coup, comme on le fait pour la nourriture. C’est pourquoi on trouve qu’une contribution hebdomadaire fixe est une bonne solution. Même sur un bateau sans propriétaire géré en coopérative par un groupe d’anarchistes purs et durs, nous recommandons ce système de contribution hebdomadaire fixe. C’est le moyen le plus viable qu’on ait trouvé pour collecter suffisamment de fonds pour faire fonctionner un bateau de manière équitable à long terme. L’argent n’est pas nécessairement dépensé immédiatement, mais conservé dans une caisse de bord commune qui sera utilisé lorsque le besoin s’en fera sentir.

Donc tout ça, c’est un bon système, mais comme tous les systèmes, il n’est pas parfait et on le l’améliorerait si on en trouvait un meilleur. L’idée reste de partager les coûts de fonctionnement du bateau.

Toute personne à bord est là de son plein gré et pour son propre plaisir.

Tous ceux qui viennent sur le bateau le font parce que cela les intéresse d’être sur le bateau, ils veulent apprendre à naviguer, explorer tous ces endroits incroyables, vivre en communauté avec le reste de l’équipage, surfer, plonger, pêcher, faire du kayak, etc.

Il est donc normal que tout le monde à bord contribue au fonctionnement du bateau, non seulement en main d’œuvre et en prenant des quarts et en faisant sa part des tâches ménagères, mais aussi financièrement. On n’est pas des gens riches qui baladent leurs copains. C’est un bateau partagé, un bateau coopératif, et en général cela se passe plutôt bien.

the refit : the hull
Chantier de Kudat, 2017-2018

Tout cela dit, de temps en temps, sur les réseaux sociaux ou même parfois par message privé, il arrive que quelqu’un remette en cause le côté équitable de la chose. Voici donc notre réponse pour ceux qui y voient à redire. Pas la peine de lire ce qui suit si vous n’avez aucun problème avec la cotisation.

L’une des objections que nous rencontrons est qu’une cotisation fixe est ridicule car, comme le nombre d’équipiers varie, il devra en être de même pour la cotisation, sinon ce n’est pas vraiment un coût partagé. La façon dont cela fonctionne, c’est qu’on demande déjà le minimum possible, de sorte que lorsqu’il y a moins de personnes à bord, eh bien, c’est pour notre pomme. On collecte moins pour la caisse de bord et il y a moins à investir dans l’entretien du bateau. Si tout va bien, ce sera compensé par un futur équipage plus complet, sinon, cela sortira de nos poches. Mais quoi qu’il en soit, le bateau a besoin d’une certaine somme d’argent pour tourner et après des années d’expérimentation, en étant toujours flexible pour tenir compte des économies et des conditions actuelles, on a opté pour l’instant pour une cotisation de 125 euros par semaine et par personne, car c’est le montant le plus bas qui nous assure tout de même le minimum requis.

Certaines personnes objectent qu’il y a des bateaux sur lesquels le propriétaire paie tous les frais. C’est vrai, mais d’après mon expérience, c’est parce qu’ils sont seuls et veulent de la compagnie, préférant généralement une jeune femme qui peut cuisiner et faire le ménage et qui n’est pas trop dégueu en bikini. Ou bien ils ont vraiment besoin des équipiers, tout simplement parce qu’ils ne sont pas en forme ou suffisamment expérimentés pour naviguer seuls. Souvent, ils prennent des équipiers pour les grandes traversées, et les déposent a l’arrivée pour pouvoir aller se balader tranquille. Dans tous les cas, ils ne paieront les dépenses de l’équipier que si l’équipier correspond à un certain profil, par besoin, que ce soit en fonction de la taille du tour de poitrine ou de l’expérience et des compétences réelles ou même simplement de la force physique. Ils attendent un service de la part de l’équipier en échange de ce trip gratuit. Sur tous les bateaux, il y a quelqu’un qui paye pour les frais, et si ce n’est pas l’équipier, alors cet équipier n’est pas un participant a part égal. C’est du volontariat, avec service rendu et contrepartie. Dans certain cas c’est même de l’exploitation, car ce n’est rien d’autre qu’un boulot sans salaire. Cela n’a rien d’égalitaire. L’équipier sur ces bateaux est aux ordres et à la merci du skipper, qui décide de tout de façon autocratique, y compris l’emploi du temps de l’équipier, car c’est son voyage, et l’équipier n’a pas son mot a dire. Cela implique une atmosphère différente de ce que l’on a sur Karaka. Il y a des exceptions bien sûr, mais elles sont extrêmement rares.

A noter que l’équipage professionnel, c’est encore autre chose. La réalité est qu’un équipier inexpérimenté lambda ne trouvera pas de travail rémunéré sur un yacht. Même les marins les plus qualifiés ont du mal à trouver des boulots intéressants qui ne les obligent pas à passer des heures à faire briller les cuivres, à récurer les chiottes et à être aux petits soins des propriétaires. Un boulot est un boulot, et même si cela peut être intéressant et rémunérateur de travailler dans l’industrie du yachting, ne le confondez pas avec une partie de plaisir. Vous n’êtes pas censé vous y amuser, vous êtes censé travailler dur. Très dur même. Et si après tout ça. Vous pensez encore que l’on va vous devoir quelque chose en contrepartie de votre travail sur Karaka en tant qu’équipier, je ne peux plus rien pour vous, vous vous êtes trompe de bateau, allez voir ailleurs.

Une autre objection qu’on nous donne, c’est qu’il est possible de faire ce qu’on fait pour beaucoup moins cher. Ça vient généralement de personnes ayant une petite expérience de la voile et qui comparent la navigation comme ils la connaissent, et ce que cela leur a coûté, avec le montant d’argent qu’elles estiment on récupère chaque semaine avec notre cotisation. Ils nous disent qu’on est des enfoirés hypocrites et qu’ils savent très bien qu’on n’a pas besoin de tant d’argent pour naviguer. C’est vrai que c’est le cas dans certaines situations, mais pour ce qu’on fait avec Karaka, ce n’est tout simplement pas le cas. Qu’est-ce qu’on peut dire ? C’est un peu comme si quelqu’un qui voyagerait habituellement avec vieux vélo disait au chauffeur de bus que le prix du billet de bus était trop élevé, car tout le monde sait que cela ne coûte pas autant de se déplacer. Que peut dire le chauffeur de bus ? Ce qu’il va dire, c’est : « Très bien, mais si t’as pas le prix du billet, tu montes pas dans le bus, tu continues à vélo. » Nous on essaye d’être plus sympas que ça, on a pris la peine d’écrire tout ce texte pour expliquer. Le fait est qu’on ne peut pas comparer les choses qui ne sont pas les mêmes. Un bus coûte plus cher à faire tourner qu’un vélo. Naviguer quelques mois en côtier sur un Tupperware pourri de 25 pieds sans autre équipage que votre chien est potentiellement beaucoup moins coûteux que de naviguer avec Karaka. C’est un truc sympa à faire mais ce n’est évidemment pas la même chose que ce qu’on fait nous. Les mots clés ici seront « ketch en acier de 53 pieds », « équipage de 6 ou 7 personnes », «croisière hauturière tour-du-mondiste » et « long terme ». Réfléchissez aux implications de ce que ces mots représentent avant de faire des hypothèses hâtives et erronées sur le coût de l’opération d’un bateau comme Karaka.

Et bien sûr, si vous savez comment faire ce qu’on fait pour moins cher, on aimerait que vous nous expliquiez, parce que ça va faire plus de quinze ans maintenant qu’on y réfléchit et qu’on le vit, et croyez-nous, on n’aime pas dépenser plus que nécessaires. On pense avoir mérité un certain respect en la matière et que notre expérience a une certaine valeur. On est maître es récup’, officiers en pukuk (https://alutiiqmuseum.org/word-of-the-week-archive/559-salvage), on ne néglige jamais de regarder s’il n’y aurait pas quelque chose d’intéressant si on voit une benne à ordures prometteuse (celles des marinas sont des mines d’or), on jette rarement quoi que ce soit, on répare tout nous-mêmes, on est plutôt très bons pour dénicher les bons coups… Donc, si on vous dit qu’on ne voit pas comment faire moins cher, vous pouvez nous croire.

Mais mais mais, me dites-vous. Je ne vous connais pas, comment puis-je vous croire sur parole ? Comment s’assurer que ce soit vraiment équitable ? Comment savoir si un skipper surcharge ou non son équipage ? C’est pas impossible, vous savez, ça arrive… Il n’y a aucun moyen de répondre à ces questions. Il n’y a pas de contrôle des dépenses par le gouvernement; on ne dépend d’aucun gouvernement. Le capitaine en a le contrôle total. C’est donc une question de bon sens, de feeling et de confiance. C’est pourquoi on a écrit tout ça, pour que vous, qui pourriez être membres potentiels de l’équipage sur Karaka, réalisiez que nous sommes francs, honnêtes et qu’on vous propose en fait un super bon deal.

Maintenant, si après avoir lu tout ça. Vous pensez toujours que notre co-op n’est pas équitable, alors, comme un chauffeur de bus, on ne va tout simplement pas vous laisser monter sur le bateau et faire partie de la coopérative. Sur Karaka on partage, et la cotisation est de 125 euros par semaine et c’est vraiment équitable. Si vous n’en êtes pas convaincu, tant pis pour vous, il y en a d’autres qui seront plus qu’heureux de pouvoir participer.

Et si quelqu’un pense qu’on est plutôt cool et veut nous offrir une bière, vous pouvez aussi nous soutenir avec un don.